Article | Le tambour chamanique
Article | Le tambour chamanique

À la rencontre du tambour

Le tambour chamanique est un instrument rituel utilisé dans de nombreuses traditions, notamment en Amérique du Nord et en Asie Centrale. Il est généralement constitué d’un cadre en bois circulaire, sur lequel une peau animale est tendue. De l’autre côté, un cordage vient serrer la peau et nous permet de tenir le tambour. L’autre main tient la mailloche, avec laquelle on bat un rythme puissant et régulier.

La particularité de ce tambour, c’est qu’il est émet une large gamme de fréquences sonores, propice aux états modifiés de conscience. Plus le tambour est large, plus il émet des fréquences graves – dont on ressent fortement la vibration dans le corps. Les petits tambours ont une tessiture moins impressionnante, mais sont suffisants pour voyager. Pour un usage quotidien, un tambour de 40 à 50 cm (ou 16 à 20″) offre un bon équilibre entre qualité sonore et facilité d’utilisation.

La peau animale étant sensible aux variations de température et d’humidité, la peau du tambour devient flasque lorsqu’il fait froid et humide. Pour la retendre, il suffit de l’exposer à une source de chaleur (soleil, feu, radiateur…) ou de serrer le cordage si le tambour le permet. Il existe également des tambours en peau synthétique dont la tension reste stable par tous temps – ces tambours sont propices à la pratique extérieure et nocturne.

Où trouver mon tambour ?

Les tambours de meilleure qualité sont les tambours artisanaux, vendus lors de festivals et rencontres chamaniques, ou lors de salons du bien-être. Il faut compter de 200 à 500€ pour un tambour artisanal. Certains proposent également des stages de fabrication de tambour, qui pour le même prix, vous permettent d’être accompagné dans la création de votre propre tambour. Ces weekends sont généralement accompagnés d’activités et de cérémonies chamaniques – une expérience à vivre !

Je recommande Julien Fihey (Ille-et-Vilaine), qui apporte un grand soin à la conception de ses tambours – on m’a aussi recommandé Sandrine Wiemert (Dordogne), Gabriel Oko (Ardèche), Olivier Simonnet (Gard)… il y en a bien d’autres ! Certaines boutiques d’instruments traditionnels en vendent également, comme Djoliba à Toulouse.

On peut aussi acheter son tambour en ligne. Il est bien sûr préférable d’entendre le son : chaque instrument a un son unique, qui ne conviendra pas à tout le monde. Thomann propose par exemple des tambours peu onéreux (70 à 130€) et parfaitement fonctionnels, comme le Terré Shaman Drum (peau animale) ou le Remo Buffalo Drum (peau synthétique). J’apprécie Mandalia Music, qui propose une large gamme, comprenant notamment des tambours accordables.

D’autres instruments

Il existe de nombreux autres instruments permettant d’induire l’état de conscience chamanique. C’est le cas du didgeridoo, instrument traditionnel des aborigènes d’Australie, de la guimbarde, très répandue en Asie Centrale, ainsi que de nombreuses autres percussions – comme le hochet par exemple. Il est important de noter que le chant et la danse viennent accentuer le pouvoir de ces rythmes psychotropes.

La caractéristique principale des instruments chamaniques, c’est leur son régulier, rapide et monotone qui permet d’entrer facilement dans l’état de conscience chamanique. On les retrouve aussi bien dans les musiques traditionnelles et tribales, que dans la musique trance électronique. Des sonorités plus douces (Bols chantants, instruments intuitifs et mélodieux…) vont quant à elles favoriser un état de relaxation plutôt qu’une transe chamanique. Pratiqués avant le tambour, ils forment une excellente transition pour la conscience.

© Jimmy Guye
Mis à jour en Décembre 2020